Les jeunes sont aujourd’hui ultra-connectés aux réseaux sociaux et particulièrement via leur smartphone. Les atteindre peut paraître assez simple pour les marques et les secteurs surfant sur les nouvelles tendances.

Ils sont geeks, addicts aux réseaux sociaux, et l’univers du web est pour eux une simple formalité… un outil qu’ils maîtrisent parfaitement.

Pourtant il demeure certains sujets desquels ils s’éloignent, et par manque d’intérêt, méconnaissance ou tout simplement parce que ça ne s’inscrit que dans des cursus spécialisés… ils passent à côté d’une riche connaissance.

La science et les neurosciences font partie de ces sujets pour lesquels les jeunes devraient manifester un intérêt… voir de la curiosité pour apprendre ce qui se passe au-delà des réseaux sociaux.

La science se la raconte, c’est un projet qui vise ces jeunes !

 

Guillemette Pardoux, chargée de mission en communication chez Biobanques, nous parle un peu de ce projet :

Peux-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Je travaille dans une unité de l’Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (Inserm), qui s’appelle BIOBANQUES. Mon travail, en tant que chargé de mission en communication, est de contribuer à valoriser le rôle de nos chercheurs en science biomédicale dans le milieu de la santé et au sein de la société.

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Car les chercheurs répondent à des questions de santé qui préoccupent la société : comment soigner nos contemporains et les générations à venir des grandes maladies du siècle (Alzheimer, Parkinson, diabète, obésité, cancers, etc.)

 

Parle-nous un peu de ce projet « La science se la raconte »

« La science se la raconte » est une série de rencontres à la croisée des sciences de la vie (biomédicales notamment), de la littérature et de la performance artistique.

Le projet vise à favoriser la diffusion et le partage de la culture scientifique auprès des jeunes parisiens. Il a à ce titre été retenu par la Mairie de Paris, dans le cadre d’un appel à projet.

 

Pourquoi viser les jeunes sur un univers qui semble assez complexe ?

Les jeunes sont les décideurs de demain.

A ce titre, il importe de :

  1. Les informer sur l’évolution de la recherche en sciences de la vie, ses dernières avancées et les questions éthiques et sociétales quelles soulèvent,
  2. Les associer à une réflexion citoyenne sur les enjeux de cette discipline,
  3. Les inviter, le cas échéant, à participer à l’élaboration des projets de recherche à venir.

 

Comment atteindre ces jeunes sur un sujet aussi pointu de prime abord ?

Animées autour de thématiques bien précises et portées par des scientifiques de renom, les rencontres « La science se la raconte » visent à exposer des sujets scientifiques très sérieux, mais de manière originale, en associant biologistes de renom, comédiens, écrivains, vidéastes, etc.

 

Quel est ton point de vue sur l’utilisation des réseaux sociaux chez les jeunes ?

Les réseaux sociaux abîment leur vue à force de fixer leur téléphone mobile ! Par ailleurs, ils ne bougent pas assez, ce qui contribue à l’obésité.

C’est pourquoi les réseaux sociaux doivent servir à la rencontre réelle, autour de sujet d’intérêts communs.

Car ils amplifient des mécanismes qui ont toujours existé : sentiment d’appartenance à un groupe partageant les mêmes passions, construction identitaire, partage d’informations, discussions. Ils servent aussi à s’amuser, à se changer les idées.

La masse d’informations et d’images sur le web peut donner le vertige, aussi est-il important pour les jeunes d’apprendre à développer un fort esprit critique face à cela (davantage que leurs aïeuls), et à s’en détacher.

 

Est-ce que les jeunes perdent la sensibilité de sujets plus profonds à cause du temps passé sur les RS ?

Les jeunes sont des humains à part entière, avec leurs sentiments, leurs émotions et leur besoin de comprendre les choses.

Après, ils ont la tentation de passer de sujets à d’autres très rapidement, ce qui laisse une temps réduit pour retenir leur attention. Ils sont très exigeants.

 

Est-ce que tu penses que l’on peut connecter la science aux réseaux sociaux ? et si oui comment t’y prendrais-tu ?

La science a toute sa place sur les réseaux sociaux. Pour la raconter déjà : d’excellents youtubeurs le font déjà, je pense à Crazy Biology notamment.

Et ensuite, pour travailler de manière collaborative, diffuser des appels à participation pour résoudre des problèmes de manière collective. Il y a de véritables passionnés de science.

 

Peux-tu nous présenter la suite du programme sur les mois à venir ?

D’autres événements sont prévus en janvier et en mars 2017:

  • Les pouvoirs de l’esprit, avec Michel Le Van Quyen, chercheur à l’Institut du cerveau et de la moelle (ICM), et Marianne Denicourt, comédienne. Michel Le Van Quyen viendra avec un casque qui mesure les ondes cérébrales en temps réel (type EEG) et permet d’améliorer ses capacités de méditation et de concentration (tests aux volontaires dans la salle).
  • Dormir ? pourquoi faire ?! Avec Bernard Werber, écrivain, et le médecin spécialiste du sommeil, Dr François Duforez, spécialiste du sommeil à l’Hôpital Saint-Louis.

Ce seront des rendez-vous passionnants !

Pour vous inscrire gratuitement pour les prochains rendez vous : Event Biobanques

Le 15 décembre : Le ventre notre 2ème cerveau

Le comédien Dominique PINON, à travers la lecture d’extraits du bestseller Le Charme discret de l’intestin, accompagne le voyage du biologiste Michel NEUNLIST au coeur de nos entrailles. Venez donc découvrir avec eux comment le ventre gère nos émotions et nos décisions !

dominique-pinon-7Entrée libre et gratuite. S’inscrire ici.

Jeudi 15 décembre 2016 à 19h

Reid Hall Columbia Center – 4, rue de Chevreuse, Paris 6è

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